lundi 21 octobre 2024

Conférence Le bazar de la charité

 



Un beau succès pour ma conférence sur L’incendie du bazar de la charité, samedi 19 octobre, sur l’invitation de la Société des Amis de la Cathédrale d’Amiens. Environ 80 personnes étaient présentes. 

             







dimanche 13 octobre 2024

Jour après jour

 



Si vous flânez du côté de la Datcha ces jours-ci, vous aurez trouvé les volets longtemps fermés. Une image arrêtée sur le port de Tyr au Liban. Il est vrai que le quotidien là-bas m’arrache des larmes. Pas moins, cela dit, que de voir la terre ukrainienne ravagée ou Gaza anéantie. Toute guerre me révolte et m’émeut. Pour avoir vu récemment le très beau film Gaza mon amour[1], je pense parfois aux acteurs du film. Sont-ils toujours en vie ? L’humanité, l’humour et le sens de l’autodérision, une poésie certaine qui se dégageait de cette ville pauvre, rafistolée, bétonnisée, enclavée, tout cela plane comme une âme errante, inconsolable et inconsolée au-dessus des immeubles en ruine, des gravats. Les guerres ôtent la vie des hommes et entraînent dans leur sillage destructeur et mortifère ce qu’il y a de beau et bon en l’humain. Faut-il que ce soit à ce prix que les « mauvais », « les méchants » soient punis ? La grande faucheuse a le geste ample, sans discernement. Une froide logique irrationnelle. Ainsi en est-il aussi à Beyrouth et dans le sud du Liban. Mais ne voyez pas derrière mes mots un soutien inconditionnel pour les uns au détriment des autres. La mosaïque confessionnelle au Liban ne doit pas se réduire à de tels partis-pris. Tout chiite n’est pas un terroriste. Mais tout chrétien, druze ou orthodoxe, pas plus que tout sunnite ou chiite modéré, n’ont pas à payer de leur vie la folie de quelques-uns, ceux dont on ne sait plus s’ils sont victimes, agresseurs ou les deux à la fois – qu’ils soient Israéliens, Palestiniens ou Libanais – avec les mêmes taches de sang sur les mains. Sang des attentats, sang des répressions.

Mes doigts ont couru sur le clavier et ma pensée s’est focalisée sur les désastres du monde alors que je pensais parler de tout autre chose. De légèreté. De petites touches de mon quotidien. Notamment ma joie, vendredi, de revoir mes anciens élèves de troisième venus à la cérémonie de remise des diplômes, l’enthousiasme de beaucoup d’entre eux qui évoquaient des souvenirs de mes cours, qui me remerciaient d’avoir été exigeante et de les avoir bien préparés au lycée. Et l’un d’eux de sortir de sa poche, tout fier, une copie pliée maintes fois : une dictée pour laquelle il avait obtenu un 18. Une relique à ses yeux !

 



[1] Gaza mon amour, comédie dramatique (2020), Arab Nasser, Tarzan Nasser

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