Un
beau succès pour ma conférence sur L’incendie du bazar de la charité, samedi 19
octobre, sur l’invitation de la Société des Amis de la Cathédrale d’Amiens.
Environ 80 personnes étaient présentes.
Un
beau succès pour ma conférence sur L’incendie du bazar de la charité, samedi 19
octobre, sur l’invitation de la Société des Amis de la Cathédrale d’Amiens.
Environ 80 personnes étaient présentes.
Si
vous flânez du côté de la Datcha ces jours-ci, vous aurez trouvé les volets
longtemps fermés. Une image arrêtée sur le port de Tyr au Liban. Il est vrai
que le quotidien là-bas m’arrache des larmes. Pas moins, cela dit, que de voir
la terre ukrainienne ravagée ou Gaza anéantie. Toute guerre me révolte et
m’émeut. Pour avoir vu récemment le très beau film Gaza mon amour[1],
je pense parfois aux acteurs du film. Sont-ils toujours en vie ?
L’humanité, l’humour et le sens de l’autodérision, une poésie certaine qui se
dégageait de cette ville pauvre, rafistolée, bétonnisée, enclavée, tout cela
plane comme une âme errante, inconsolable et inconsolée au-dessus des immeubles
en ruine, des gravats. Les guerres ôtent la vie des hommes et entraînent dans
leur sillage destructeur et mortifère ce qu’il y a de beau et bon en l’humain.
Faut-il que ce soit à ce prix que les « mauvais », « les
méchants » soient punis ? La grande faucheuse a le geste ample, sans
discernement. Une froide logique irrationnelle. Ainsi en est-il aussi à
Beyrouth et dans le sud du Liban. Mais ne voyez pas derrière mes mots un
soutien inconditionnel pour les uns au détriment des autres. La mosaïque
confessionnelle au Liban ne doit pas se réduire à de tels partis-pris. Tout
chiite n’est pas un terroriste. Mais tout chrétien, druze ou orthodoxe, pas plus
que tout sunnite ou chiite modéré, n’ont pas à payer de leur vie la folie de
quelques-uns, ceux dont on ne sait plus s’ils sont victimes, agresseurs ou les
deux à la fois – qu’ils soient Israéliens, Palestiniens ou Libanais – avec les
mêmes taches de sang sur les mains. Sang des attentats, sang des répressions.
Mes
doigts ont couru sur le clavier et ma pensée s’est focalisée sur les désastres
du monde alors que je pensais parler de tout autre chose. De légèreté. De
petites touches de mon quotidien. Notamment ma joie, vendredi, de revoir mes
anciens élèves de troisième venus à la cérémonie de remise des diplômes,
l’enthousiasme de beaucoup d’entre eux qui évoquaient des souvenirs de mes
cours, qui me remerciaient d’avoir été exigeante et de les avoir bien préparés
au lycée. Et l’un d’eux de sortir de sa poche, tout fier, une copie pliée
maintes fois : une dictée pour laquelle il avait obtenu un 18. Une relique
à ses yeux !