Les volets de la datcha sont restés clos ces jours-ci et
pourtant je n’étais pas par monts et par vaux. Un peu de nonchalance ? De
fatigue cérébrale ? Un quotidien
trop prenant ? Ou l’imagination tarie pour écrire des chroniques ? Des
idées s’ébauchent mais ont du mal à se concrétiser. Ecrire, c’est parfois
cela : une nuée de mots qui tournoient dans l’esprit, erratiques,
inconsistants et que je n’arrive pas à poser sur le papier ou l’écran. Une
forme d’indolence créatrice. Un fond de manque de confiance, également. Et la
difficulté à ordonner les heures d’écriture. Parce que j’écris ! Depuis
quelques jours, je suis rivée à mon nouveau roman. J’écris parfois jusqu’à l’étourdissement.
Presque 10 000 signes hier, soit 5 à 6 pages. Trois bonnes heures de
travail. Je songe avec une pointe d’envie et d’admiration à ces auteurs
d’autrefois comme Victor Hugo ou George Sand qui s‘attelaient quotidiennement à
leur roman en cours (d’énormes volumes) et trempaient ensuite leur plume dans
l’encrier pour entretenir une correspondance abondante. Cela laisse rêveur.
Certes, Hugo n’avait point à faire bouillir la marmite et George Sand assumait
sa charge de maîtresse de maison en reléguant parfois les heures d’écriture à
la solitude de la nuit.
Et
quand les mots ne me retiennent pas au bureau, c’est le jardin qui m’appelle.
La glycine à élaguer, les sédums fanés à couper, les dernières fleurs de la
saison à mettre en bouquet.
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